08 février 2010

Rencontres sociologiques du Mantois 2010 (tome 2)

 

  Emmanuelle Picard sera à la librairie la Reserve mercredi soir prochain à 20h45 pour une discussion autour de l'ouvrage qu'elle a cosigné avec 
Laurence De Cock : La Fabrique scolaire de l'Histoire

Une reflexion au coeur de notre pratique sur ce qui fait et défait la "vérité historique" enseignée. En esperant vous y voir nombreux.


Nathalie Coste

http://www.librairielareserve.fr/debat-sur-lhistoire-avec...

 

05 février 2010

Rions un peu (1 minute 34!)

 http://www.youtube.com/watch?v=CY_ORakSLik 

04 février 2010

Mort d'un défenseur Américain de la justice sociale

J'apprends avec stupéfaction et tristesse la mort d'un homme exceptionnel, un authentique Américain de gauche (pas juste un Démocrate, je veux dire). Howard Zinn, connu des lecteurs du Monde Diplo, était aussi l'auteur de la fameuse Histoire populaire des Etats-Unis (éd. Agone). Homme de lutte mais d'abord universitaire accompli et exigeant, c'était une figure unique dans le paysage intellectuel américain. Engagé dans tous les combats, raciaux, sociaux, politiques, il était respecté pour son courage exceptionnel et sa droiture.

So long, Mr Zinn !

FDuchamp

N. Jounin signe un article dans le Monde

Nous parlions récemment de la venue de Nicolas Jounin à la Réserve il y a quelques jours. Il vient de co-signer un article très engagé sur la situation des sans-papiers grévistes dans l'édition du Monde du 2 février. Qu'on se le dise...

D'ailleurs ce soir, à la Réserve, c'est Christian Roux, un artiste local bourré de talents (musicaux et littéraires).

26 janvier 2010

Où est passé le conseil municipal ?

Le prochain conseil municipal de Mantes la Jolie était prévu pour début février. Il a disparu des organigrammes de la mairie où on parle de celui de mars comme du prochain... Eh Bêêê, si le vide sidéral de cette mairie atteint même l'institution du conseil municipal, c'est que c'est grave, docteur. En fait, il ne se passe tellement plus rien qu'il n'y a peut-être plus besoin de délibération, tout simplement.

Trève de plaisanterie, la déroute de cette mairie que nous dénonçons depuis des mois atteint des proportions dont les Mantais n'ont pas l'air de prendre la mesure. Le maire est introuvable, les services ne tournent plus, le conseil n'a plus lieu, on attend l'avis de la Cour Régionale des Comptes... Il est temps que les Mantais qui n'ont pas envie de confier leurs affaires à des branquignols s'occupent de démocratie et de citoyenneté locales, bref, de leurs affaires, car à ce train-là, on ne voit comment tout cela va tenir jusqu'à 2014.

On va pas se plaindre pour autant, il vaut mieux être Mantais qu'Haïtien...

FDuchamp

25 janvier 2010

Cercle de silence: prenons de la hauteur...

Mireille 008.jpg


Merci Josiane (que je ne connais pas mais qui a pris cette photo) !

Comprendre la réforme de la formation des enseignants sans peine

Vous ne comprenez pas grand-chose aux enjeux de la réforme de la formation des enseignants ? Vous êtes majoritaire dans ce pays ! Pour autant, si vous voulez un résumé efficace et bien troussé, suivez le lien :

http://yapasmain.blogspot.com/2010/01/la-foire.html

 

24 janvier 2010

Cercle de silence: autre réaction

C’est beau le silence dans une ville en bruits

Samedi 23 janvier 2010, premier cercle de silence de Mantes, place Saint Maclou. Des bruits environnent notre cercle, même si, la pluie aidant, le marché attire peu de monde. Bruits de klaxons des impatients arrêtés derrière les sans-gêne, annonce tonitruante d’un montreur de marionnettes pour son spectacle de l’après midi… Bruit plus discret, bien plus discret, des élus locaux d’un parti dit de gauche qui fête la nouvelle année sans nous entendre, sans voir le silence de ceux qui sont étouffés.
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Avec la pluie, le froid devient plus prégnant, certains bougent les pieds en séquences, éternuements, mouchoirs, les parapluies s’ouvrent, se referment, s’ouvrent à nouveau. Certains (parapluies) arborent différents logos, une liste amusante : l’Europe, la LDH et même la Camy et son slogan « Mantes en Yvelines, notre territoire » !
Il s’agit bien de notre territoire, effectivement. Mais comment rendre visible ce qui est pour nous essentiel : nous ne sommes pas propriétaires des lieux où nous vivons et nous n’y concevons la vie qu’en la partageant.

De partage, il s’agit bien aussi. Voir cathos et cocos, entre autres, réunis pour une cause juste évoque ces temps également troubles où une terrible menace pesait sur l’appartenance  à l’humanité.
Le silence nous porte et nous réunit en une communion qui ne peut que frapper les mécréants que beaucoup d’entre nous sommes. Le silence qui crie pour dénoncer l’injustice, tout ce qui est humain ne peut m’être étranger.

Agathon.

23 janvier 2010

Cercle de silence : une première très réussie

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Depuis quelques temps se préparait dans le Mantois un cercle de silence, initiative qui réunit des citoyens pour protester qontre le traitement que subissent les personnes qui en France n'ont pas les documents administratifs légalement requis. Bref, ceux que pour faire court, non nomme les "sans-papiers". Une action de ce type existe dèjà à Sartrouville, à Paris, à Versailles... Decil a donné son soutien à cette manifestation.

Ce matin de 11h à midi s'est tenu le premier cercle de silence du Mantois, place Saint Maclou à Mantes la Jolie. Le temps maussade au possible, pleuviotant, n'a pas réussi à dissuader les volontaires. Nous comptions sur une bonne vingtaine de personnes peut-être trente. Nous partîmes quarante, et par un prompt renfort nous nous vîmes soixante au bout d'une demi-heure (prononcer à la stéphanoise pour la rime).



En fait, si l'on compte les passants qui se sont joints à nous pour cinq, dix ou quinze minutes, ménagères le cabas à la main en sortant du marché ou jeunes à capuche passant par là, ce sont quatre-vingt personnes qui se sont tenues immobiles, en silence, autour d'une bougie symbolique, ce matin, une heure durant, pour qu'on cesse les amalgames, les brimades, les menaces et les traitements indignes des personnes en situation administrative irrégulière.

 

Une action politique modeste mais concrète pour alerter l'opinion (particulièrement réceptive et bienveillante, ce matin) sans se faire mousser. La prochaine aura lieu à la même heure et au même endroit le samedi 27 février, comme tous les quatrièmes samedis du mois. On vous y attend.

 

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Une enquête sans fond au coeur de nos ténèbres

Il vous reste une dernière chance de voir Elias Leister a disparu, une pièce d'Eudes Labrusse, mise en scène par l'auteur et Jérôme Imard à La Nacelle à Aubergenville. Aujourd'hui samedi, à 21h. Après, vous aurez raté une création formidable made in Mantois et il faudra aller à Paris (envoyez-y vos amis parisiens) au Théâtre 13.
Elias Leister a disparu est une pièce véritablement touchante et troublante, un voyage au coeur des ténèbres de l'enfance, à une profondeur telle que l'on n'y peut trouver que des violences et des déchirements mystérieux.
Pourquoi Elias disparaît-il de chez lui, puis des années plus tard du régiment où il est affecté ? Eudes Labrusse écrit des pièces qui racontent des histoires, qui mettent en scène des personnages, qui n'essaient pas d'être à la pointe d'une avant-garde esthétique branchée ; ainsi il peut créer des pièces véritablement originales qui savent parler à tous pour peu qu'on se donne la peine d'écouter - et de voir. eliasleister2009.gif
Elias Leister a disparu commence comme un polar du samedi soir, mais il vire petit à petit à quelque chose de plus mystérieux, de plus troublant où l'on sent bien qu'il ne faut pas attendre une solution simple à une enquête simple. Elias et les autres autour de lui s'enfoncent toujours plus profondément dans une jungle qui n'est pas située clairement sur la carte du monde mais dont on sent bien qu'elle pourrait bien être au fond de nous-mêmes.
Qu'avons-nous fait de notre enfance ? Qu'avons-nous fait de nos enfants ? Que savons-nous de notre enfance ? Que savons-nous de nos enfants ? L'enquête épaissit l'énigme, mais la vérité se déploie : elle n'est pas très jolie et elle nous prend par le revers du veston.
La musique qu'a composée Christian Roux baigne le spectacle d'une intensité discrète mais efficace. Ne rechignant jamais à faire surgir l'émotion, le pianiste, en scène comme il l'est souvent dans les mises en scènes de Labrusse et Imard, dessine des espaces mentaux, appuie des trajectoires sans tirer la couverture à elle. Les comédiens, dans des lumières suggestives et tout en nuances de Laurent Vergnaud, donnent au texte une force incroyable. Le texte reste résolument narratif et les cinq comédiens incarnent pourtant des personnages à chacun des quels nous pourront tour à tour nous identifier, grâce à une astuce narrative que je vous laisse découvrir. Mais à trop comprendre, à trop être tous les personnages de l'histoire on en finit, comme ces personnages eux-mêmes, par ne plus très bien savoir qui nous sommes. Pour nous aussi l'enquête n'est qu'une source de questions.
Sans esbrouffe, avec une grande honnêteté, la pièce nous attrape et nous fait plonger, un peu plus profond qu'on n'aurait cru, au coeur des ténèbres de l'enfance.

François Duchamp