23 décembre 2008
Carton Plein … d’espoir
Ainsi le Carton Plein du Courrier de Mantes se paie la tête de Joël Mariojouls, élu d’opposition à la Mairie de Mantes la Jolie. En fait, pour ceux qui ne l’auraient pas lue, la chronique part du constat étonnant que la Commune a désigné comme représentant au groupe de travail sur le service public de l’eau Joël Mariojouls (porte parole du groupe « Gauche Citoyenne » à la CAMY qui avait instamment demandé la création de ce groupe). Et, remarquant que le maire et J. Mariojouls semblent avoir des rapports fort civils, la journaliste se demande s’il ne s’agit pas pour le conseiller d’opposition d’un virage à droite. Le Carton Plein est sans doute la meilleure part de l’hebdo, toutes rubriques confondues, alors ne faisons pas la tête et considérons la critique en face.
Il faut lever un doute tout de suite et ne pas prendre trop au sérieux ce qui n’est qu’une boutade : que Joël Mariojouls, et par-delà DECIL, virent à droite, faut pas y compter. Il y en a certainement que ça réjouirait, et pas seulement dans la majorité mais c’est pas parce que c’est Noël qu’il faut s’emballer. DECIL reste, et Joël n’est pas le dernier, très fermement attachée aux valeurs de solidarité et de progrès social qui sont celles qui définissent la gauche depuis toujours.
Ce qui étonne et détonne, c’est que DECIL tient à tout mettre en œuvre pour que les sensibilités de gauche puissent se rassembler à Mantes et dans le Mantois. Nous voulons construire une alternative concrète à la gestion de l’équipe Bédier-Vialay. Pour ce faire, il faut se confronter aux dossiers, il faut se confronter au terrain. Cela nous amène donc à avoir des relations suivies avec ceux qui sont aux manettes, notamment grâce à un travail très approfondi en commissions préparatoires au conseil municipal. C’est certes peu médiatique, mais nos deux élus y confrontent les arguments dans une lutte pied à pied avec la majorité. Le conseil municipal n’est que la partie émergée de l’activité politique et c’est la partie la plus spectaculaire, mais pas la plus productive. Surtout que ce à quoi nous croyons le plus, c’est le renouvellement d’un lien fort entre le citoyen et le représentant, qui est à son service (ne l’oublions jamais).
Construire une opposition concrète, ce n’est pas faire une opposition de posture, ce n’est pas faire de l’opposition systématique mais comprendre précisément les enjeux et voter « pour » quand les Mantais profiteront de la délibération, même si elle est proposée par l’UMP. Et quand les propositions sont mauvaises, voter « contre » en disant clairement ce qu’on défend. Si le maire de Mantes nomme J. Mariojouls dans le groupe de travail sur l’eau, on se dit qu’il vaut mieux un vrai défenseur du service public à cette place qu’un élu UMP pour qui cette notion est un gros mot. DECIL mène une réflexion sur ce sujet depuis longtemps et que nous souhaitions vivement prendre notre part à ce travail au plan communautaire. Construire une opposition concrète, ce n’est pas juste distribuer des tracts avant les élections, c’est aussi agir au quotidien avec les sans papiers, les mal-logés, les enseignants et les parents d’élèves, les usagers et les fonctionnaires des services publics (transports, poste, etc.)...
De plus en plus, les Mantais se rendent compte que l’information, le débat et l’action d’une équipe sont bien plus importants que l’interprétation d’une « sortie » d’un conseiller au conseil. Dans le grand show du Conseil municipal, chacun agit avec son tempérament. Joël a un sens aigu du respect des autres, de la politesse (mais aussi de l’ironie qui peut, le maire le sait bien, être cinglante). Il a pu laisser croire à des observateurs inattentifs ou facétieux qu’il « vire à droite ». Tant mieux si ça fait rire certains, tant pis pour les autres. Nous allons continuer à encourager et accompagner son sens du travail de fond, précis et méticuleusement documenté. Avec Nathalie Coste, ils mènent une action remarquable pour permettre que Mantes la Jolie puisse à nouveau affirmer clairement son identité et ses convictions de gauche. Tous ceux qui éprouvent l'urgent besoin de résister concrètement à ces temps libéralo-sécuritaires comprendront.
DECIL
00:38 Publié dans Presse locale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


Commentaires
Vous écrivez : "Construire une opposition concrète, ce n’est pas juste distribuer des tracts avant les élections, c’est aussi agir au quotidien avec les sans papiers, les mal-logés, les enseignants et les parents d’élèves, les usagers et les fonctionnaires des services publics (transports, poste, etc.)..."
Et les salariés du privé, et les travailleurs ? C'est étonnant comme ils ne sont jamais présents dans votre prose. Les enseignants et les fonctionnaires des services publics sont ils les seules victimes du néolibéralisme ?
Ecrit par : Jean-Pierre | 26 décembre 2008
Je viens de jetter dans ma cheminée le dernier exemplaire du Courrier de Mantes.
Bonne prose locale.
Bon article de mlle Pinault vers 2oo2. sur les inondations de mon lotissement.
Quoi ???...On nous aurait menti ?
Isabelle P est au conseil à MLV..
Bon..
Joel M dans un article du CdM explique que localement un maire peut décider au dela de sa cravate..
Ben oui..
Pour avoir approuvé les points de vue de Gluckstein sur le rôle des communes en démocratie, cet éclairage m'enchante..
Néanmoins, je sens un léger malaise chez DECIL, quand JM parle de DECIL avec ou sans lui..
Pour avoir suivi avec motivation vos actions, je me permet de vous laisser vous harmoniser avec intelligence et générosité.
Qualités visibles chez vous qui m'ont aidé à ramener ma fraise ici sur des sujets qui me concernaient peu ou mal.
Merci de votre indulgence..
Ceci est mon dernier commentaire, dans l'attente de votre résurgence fraternelle.
Ce serait trop bête..
amistad.
al
Ecrit par : alain loudette | 28 décembre 2008
Jean-Pierre,
Je ne vois pas pourquoi nous oublierions, pire nous négligerions les salariés du privés. Si dans la liste (non exhaustive, cela allait sans dire) il ne figuraient pas explicitement, c'est sans doute que leurs conditions de travail les autorisent encore moins souvent à être dans l'action: à cause des menaces qui pèsent sur eux. Ce qui prouve qu'ils sont au moins autant victimes du néolibéalisme que les autres. Les membres et amis de Decil qui travaillent dans le privé ne nous laisseraient pas faire une erreur pareille.
En 2009, la lutte continue, et elle sera, comme toujours, solidaire.
Ecrit par : FDuchamp pour Decil | 04 janvier 2009
Pas de malaise, Alain, pas de résurgence... Que de l'engagement. Ferme à gauche, et cochon qui s'en dédie!
Ecrit par : FDuchamp pour Decil | 04 janvier 2009
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