18 janvier 2009
Bédier: adieu? au revoir ?
On lit dans le Parisien daté d'hier que Bédier préparerait son intérim au Conseil Général. Le journal précise même: "'Il pense qu'il peut écoper d'une peine d'inéligibilité de deux ans et souhaite retrouver ses fonctions passé ce délai' précise une source au Conseil Général". Ben voyons, y a qu'avec les voleurs de voitures qu'il faut être intransigeant. Qu'est devenue la tolérance zéro? Simple formalité, deux ans de vacances et coucou me revoilou?
Cet entrefilet pose plusieurs questions: qu'est-ce qui peut bien faire anticiper à Pierre Bédier le verdict avant qu'il ne soit prononcé? La Cour de cassation ne modifie pas le jugement, elle le confirme ou l'annule. Le Président du Conseil Général des Yvelines a été condamné à trois ans de privation des droits civiques, ce qui entraîne six ans d'inéligibilité. Quel drôle de calcul permet donc à P. Bédier de penser qu'il n'écoperait que de deux ans d'inéligibilité? Serait-il informé d'avance (et très en avance) des décisions de justice? On n'ose le croire. Il faudrait savoir que la Cour de Cassation cassera le jugement et savoir aussi qu'un autre jugement sera rendu et savoir encore qu'il condamnera P. Bédier à un an de privation de droits civiques... Quel mystère!
Par ailleurs, notre président départemental est aussi député et on sait que le 14 avril prochain il y aura six mois qu'il se sera vu confiée une mission interministérielle, dont tout le monde a oublié la teneur, parce que ça n'a strictement aucune importance. Ce qui a de l'importance, c'est que cette mission, lorsqu'elle aura six mois, lui permettra de passer son siège de député à sa suppléante au lieu de le remettre en jeu pour un scrutin pas gagné d'avance. Mais si d'aventure la Cour de Cassation remettait son jugement avant la date fatidique du 14 avril, alors, braves Mantais, c'est le retour aux urnes. Mais ça n'a pas l'air de le préoccuper tant que ça, l'ex-secrétaire d'Etat aux Programmes Immobiliers de la Justice. Soit qu'il anticipe un jugement postérieur à cette date, soit qu'il ait des raisons de penser que le jugement sera cassé.
On peut donc se dire qu'on pourra évaluer l'indépendance des juges de Cassation à la date de leur jugement. Je prendrai bien les paris que le 14 avril nous n'aurons pas le moindre jugement (mais les paris sont interdits et je n'ai pas l'intention de partager une cellule avec un ancien président de Conseil Général, moi!) A moins que, pire encore, le jugement soit annulé. Et par les temps qui courent, il faut s'attendre à tout.
Le suspense Bédier bat son plein. Mais suspense ou pas, ce qui est sûr c'est que nous devons continuer de construire une alternative de gauche crédible et viable, car, suspense ou pas, l'heure du changement finira par sonner.
FDuchamp
14:13 Publié dans Elections locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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