19 mars 2009

Petit retour sur le conseil municipal de Mantes la Jolie

Le conseil de lundi appelle quelques commentaires. En effet, ce n'est pas en lisant le Courrier qui vous aurez des nouvelles de la vie de la cité. On y apprend juste que M. Vialay y "rétablit certaines vérités"; lesquelles, d'ailleurs ? ce n'est pas très clair.
Pourtant le conseil a donné matière à débat. Le premier avait été annoncé : il s'agissait de discuter (ce qui n'est pas si fréquent) de la représentation de la ville au sein de la CAMY. Le maire a procédé à un rappel de l'histoire du District devenu Communauté d'agglomération et rappelé les enjeux d'une sous-représentation des grandes communes (aujourd'hui les deux Mantes représentent 66% de la population communautaire et ont 25% des représentants). Les questions subsidiaires étant : Comment penser l'élargissement ? Quel pertinence de périmètre ? Quel équilibre établir?
Comme l'opposition ne semblait avoir grand-chose à dire, Joël Mariojouls a pris la parole pour donner la position de DECIL. Il a rappelé que l'absence de Limay rend les réflexions sur le périmètre assez vaines. Ville importante et très active de l'agglomération, elle n'est pas tant séparée des deux Mantes par la Seine que par des divergences historiques plus ou moins lointaines. Il est néanmoins totalement illogique d'un point de vue géographique de laisser la rive nord en dehors de d'une communauté dont elle est partie intégrante sur tous les plans, hormis le plan politique. Encore faut-il proposer à Limay autre chose qu'un marché de dupes où la ville n'ait rien à gagner et tout à perdre. A partir de là, il sera possible de réfléchir au périmètre.
Le deuxième point n'est pas le moindre. Quel est le projet de la CAMY ? Force est de constater qu'il n'y en a pas. La maire de Rosny, Françoise Descamps-Crosnier, est chargée de rendre un projet d'agglomération pour fin mars. C'est donc que depuis des années que cette communauté existe, elle navigue à vue et sans politique d'ensemble. Il est grand temps qu'enfin on ait un pilote dans cet avion et qu'il sache où on veut aller.
Le troisième point, c'est bien sûr, quand on saura le périmètre et le contenu du projet communautaire, comment faire ? avec quels moyens ? là encore DECIL a une position claire : il faut de la démocratie et de la citoyenneté! Actuellement la représentation indirecte est très insatisfaisante :chaque commune envoie des représentants qui ne rende de compte qu'à leur conseil municipal. Cela ne favorise pas la transparence. Ne pourrait-on pas profiter des travaux de la commission Balladur et envisager que si les cantons disparaissent on joingne les élections communautaire et les élections régionales et on pourrait ainsi élire des représentant sur scrutin de liste.

Maintenant enfin on peut envisager la question en débat, celle de la représentativité. Mais celle-ci est ut de même bien secondaire comparée aux précédentes. Il apparaît pour DECIL que la proposition Braye de porter le quota d'élus des deux Mantes et Limay (dans le cas où la rive nord rejoindrait la CAMY) à 40% d'élus pour 80% de la population est tout à fait inacceptable. Il n'est pas possible d'avoir au sein de la CAMY une prépondérance des communes rurales par rapport aux communes urbaines, pas plus qu'il ne serait souhaitable que la campagne vive sous la dictature des villes. Un équilibre doit être trouvé, il doit être possible de fabriquer un consensus qui ne lèse personne.
Il reste beaucoup de travail et il n'est pas trop tôt pour s'y engager.

Sur la question du Plan de développement des écoles, notre élu a fortement marqué le coup, car la situation à Mantes est alarmante. Voici l'essentiel de son intervention, qu'avait préparée Nathalie Coste:

* Le plan de développement des écoles a commencé par une fermeture : Moulin, il est accompagné, même si la municipalité n’en est pas responsable par la suppression/transformation de 6 postes RASED sur 19 en ZEP ! contrairement aux annonces officielles « on touchera pas aux ZEP ».
L’un des deux enseignants spécialisés, un maître G, dont le poste est supprimé couvrait dans son réseau Moulin et la fermeture de l’école est une des raisons invoquées pour justifier la suppression du poste RASED.
C’est une logique insupportable de désertion de la rééducation sur le Val Fourré. Outre l’irrespect pour la formation et l’expertise de ces maîtres rééducateurs, leur investissement auprès des familles, c’est au minimum 50 enfants par enseignant, pour qui il a été avéré que l’aide individualisée mise en place cette année n’était pas suffisante qui seront privés à la rentrée prochaine de remédiation à l’échec scolaire, prévention, rééducation comportementale dans les territoires les plus fragiles de notre cité.
Les suppressions en centre ville ne sont pas encore connues
Nous tenons à faire remarquer que si le Maire a envoyé une lettre au ministre se faisant l’écho des inquiétudes des représentants des RASED, il ne les a pas reçus lui-même et n’a pas rendu possible le vote d’une motion du conseil municipal comme cela a été fait à plusieurs endroits en France.
Nous ne souhaitons à aucun parent d’être privé de cet étayage contre l’échec scolaire et les difficultés de comportement dans l’apprentissage pour leur enfant.

* Sur la refonte des périmètres : deux problèmes à évoquer

• Pour Mermoz : la rue Mermoz est déplacée vers Monet, elle a déjà changé de périmètre il y a quelques années. Ce sont des décisions pas très faciles à comprendre pour les familles. Il ne faudrait pas être amenés à la rebasculer dans quelques temps en cas de chute des effectifs à Mermoz. En outre, 2 enfants de l’allée Ronsard habitent en fait la rue Ronsard et ne viendront pas à Mermoz. C’est une erreur à la marge mais nous nous étonnons quand même que lors de la refonte des périmètres de l’école Moulin il ait fallu tout reprendre après réaction des directeurs à la première proposition de la Municipalité puisque la base de données de la Mairie était inexacte. Comment cela se fait-il alors que les directeurs remontent les radiations et inscriptions tous les trimestres ? Pour finir sur Mermoz, le problème majeur reste la surface de la cour, incroyablement impensée au moment de la construction. Bien trop petite. L’étude d’une extension n’est elle pas envisageable ?
• Sur les périmètres en général :
De grosses inquiétudes s’expriment sur Gassicourt or la refonte actuelle ne concerne que le Val Fourré.
- A Uderzo : L’école compte 310 élèves avant livraison des nouveaux logements cet été : une création a été demandée à l’IA , il y a une classe de libre. Les inquiétudes portent sur la rentrée 2010-2011. Il y a nécessité d’anticiper : Selon M Vialay, l’école a été conçue pour pouvoir être agrandie de 3 classes à chaque aile (propos tenus devant le Directeur François Andréolety), donc quand débuteront les travaux ? Quelles dispositions la municipalité va-t-elle prendre face à l’inévitable montée d’effectifs dans les années à venir ? Le Directeur et l’équipe préviennent d’ores et déjà qu’ils n’accepteront pas de laisser s’installer des bâtiments « provisoires » comme aux Clématites (depuis longtemps) ou à Curie.
- A Coubertin : une ouverture est possible en l’état actuel pour la rentrée. Le Directeur regrette n’avoir aucune information sur ce que la mairie compte faire et il envisage lui 3 scénarii :
• ne rien faire et la rentrée sera très tendue
• Adapter le secteur afin de limiter le nombre d’inscriptions sur cette école (d’autant que F Buisson perd des élèves). Decil a déjà signalé cette situation de nécessaire rééquilibrage sur ces écoles
• Aménager une classe dans la perspective d’une ouverture, ce qui suppose des travaux (abattre une cloison notamment)
La moyenne actuelle à Coubertin est de 24, 5 élèves (192 en tout), elle serait à 26 (210) si rien n’est fait. La grille NODER préconise une ouverture de classe dès que la moyenne dépasse 25 et la délibération affirme veiller au « rééquilibrage des effectifs des écoles (qui absorbent les enfants de Moulin, sans toutefois atteindre les capacités maximales d’accueil » Les écoles de Gassicourt ne comprendraient pas que le même soin ne soit apporté dans l’étude des périmètres et nous vous demandons de travailler sur ces établissements.

DECIL

PS J'avais cet hiver dit que nous reviendrions sur les raisons qui peuvent pousser un gouvernement à saborder le système scolaire actuel. Voici un petit diaporama (réalisé par des parents-bravo à eux) qui explique très bien les choses. FD

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