22 mars 2009

Recul du gouvernement sur les universités

On l'apprenait hier, cela se confirme aujourd'hui : le ministre de l'éducation nationale recule sur la réforme du recrutement des enseignants. Non seulement la réforme est repoussée d'un an, mais elle est reconsidérée. Le ministre reconnaît notamment qu'il faut maintenir une véritable formation professionnelle. et que les étudiants en master ne peuvent servir de réserve de remplaçants.
Il est donc bien clair que la mobilisation, encore une fois, a réussi à ramener le gouvernement à la raison. Tout n'est bien sûr pas réglé mais les syndicats et les instances représentatives des universités doivent maintenant jouer leur rôle de négociateurs.
Dans le Mantois, comme ailleurs, on s'était fait entendre et on a eu raison. Que les défaitistes, encore trop nombreux, qui sont bien d'accord mais jugent toujours qu'il n'y a rien à faire, en prennent de la graine: lorsque nous sommes unis, toutes les luttes peuvent être gagnées, même partiellement. Et s'il faut, pour encourager toutes les sensibilités, imaginer d'autres formes de revendications, faire vivre la démocratie par d'autres biais, ne soyons pas timorés, inventons ! Mais exprimons-nous, et faisons taire les opportunistes qui réduisent la démocratie à un blanc-seing quinquennal. Vote et tais-toi ? A d'autres...
Et la lutte continue contre une politique qui veut nous réduire à l'état d'homo economicus, comme dit notre ami Christian Laval (voir post du 15 03).
François Duchamp

PS (qui n'a rien à voir) P. Bédier a fait une courte allocution à l'occasion de l'ouverture des Francos (l'excellent festival de théâtre francophone pour la jeunesse qu'organise le Théâtre du Mantois) hier soir à La Nacelle à Aubergenville. Il n'a rien dit d'extraordinaire, que des banalités de circonstance, mais il a été gentiment hué par une salle bien pleine. Qui s'est ensuite régalée avec une Flûte Enchantée vigoureuse, nerveuse, drôle, comme ses auteurs, Mozart et Schikaneder, l'avait voulue. En un mot, populaire. Parfois l'éternel débat ("mais qu'est donc devenu le théâtre populaire de Jean Vilar?") semble bien ballot : il est là (ou à l'ENM, avec le Collectif 12 qui joue l'Opéra de quat' sous). Et il rencontre son public. (Curieusement, c'est en partie ce que Bédier disait dans son allocution hier soir, allez savoir pourquoi on l'a pas cru. Mais il a dit un jour "qu'il n'aimait pas Brecht". Ah bon?)

Ecrire un commentaire