30 juin 2009
Et pendant ce temps-là, au Mantelajolistan
Résumé des épisodes précédents : qué calor !
La poussée subite de fièvre électorale qui avait consumé les âmes des Mantelajolistanais (enfin les âmes de quelques-uns d’entre eux, n’exagérons rien) s’était transformée en une canicule météorologique qui plongea le pays dans une douce torpeur. Cette brutale apathie épata le jeune Démocratix qui avait cru que les Mantelajolistanais étaient au bord de la guerre civile.
Super-Mario(Bros) (qui, pour tromper les services secrets du vizir-calife ne portait pas la moustache, contrairement à son homonyme) eut tôt fait de comprendre que Démocratix avait besoin qu’on lui explique les mœurs locales. Il entraîna le jeune homme jusqu’à son repaire, dans un quartier qui sentait le kebab et l’huile rance, non loin de la gare. Ils pénétrèrent dans un appartement au rez-de-chaussée. Une femme, un téléphone dans chaque oreille, tapait un mail avec les dents tout en feuilletant des documents avec un coude. Quand elle s’aperçut de la présence du jeune homme, elle lui tendit l’autre coude en marmonnant quelque chose qu’il ne parvint pas à déchiffrer.
– Je te présente mon amie Costoujour(tumintér-S), lui dit Super-Mario(Bros).
La femme posa sur lui un regard d’azur d’une limpidité sans fond. Remarquant son trouble, Super-Mario(Bros) ajouta :
– Ne t’y fie pas, fils, ce regard tue les mouches, les serpents et les cloportes à dix lieues. Elle ne rate jamais sa cible. Jamais. Jamais.
Il resta un instant songeur et répéta doucement « jamais ». Puis, se ressaisissant, il ajouta, non sans quelque emphase :
– Tu vois, nous n’allons pas les lâcher !
– Décidément, quel pays étonnant, se dit Démocratix en son for intérieur.
FD (suite plus tard, peut-être)
11:24 Publié dans Et pendant ce temps-là, au Mantelajolistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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