06 novembre 2009

Pavillon Duhamel : vive la langue de bois !

Le Courrier de Mantes est bien informé. Il a lu dans "plusieurs blogs locaux" (dont celui de DECIL - voir article) qu'une rumeur courait : le Pavillon Duhamel serait vendu pour en faire un restaurant. Aussitôt la journaliste d'aller taper à la porte de not' maire et de lui poser la question. Il faut lire la réponse que cite la journaliste : un monument de langue de bois d'arbre vert ! Je vous laisse découvrir ça dans le canard. Mantais, on vous raconte que des bobards, on vous prend pour des poires (je suis poli, ce soir, profitez-en, c'est pas tous les jours), on se paie votre tête. Dommage d'ailleurs que le Courrier accepte sans trop sourciller que, par la même occasion, on se paie aussi la tête des journalistes.

Au lieu de réfléchir ouvertement avec les citoyens, qu'on appelle aussi les administrés, les "administreurs" complotent des coups tordus pour couvrir d'autres coups tordus ou tout simplement diverses incompétences - le Courrier rappelle que "plusieurs partis d'opposition" dénoncent les problèmes financiers de la ville de Mantes la jolie. C'était effectivement ce que nous disions dans l'entrée sus-nommée. Donc, on fait des bétises sur le plan financier (notamment des investissements très excessifs), on se fiche dans la mouise et on vend les bijoux de famille pour éponger la cata. Résumé comme ça, ça fait plus mal que les mielleries acadabrante(sque)s de m'sieur not' maire.

Redisons-le : on peut tout de même imaginer qu'il y avait autre chose à faire avec cette belle patisserie début de siècle (le 20ème) que d'en faire "un lieu gastronomique", comme dit le Courrier. C'est-à-dire un resto de plus. L'imagination au pouvoir, c'est pour quand ? 2014 ? Ou avant ? Avant que le trou du Monoprix engloutisse toute la ville...

François Duchamp

25 octobre 2009

Pour une démocratie citoyenne!

Voici le texte publié ce mois-ci dans la Feuille de Mantes, au titre de l'expression de l'opposition:

 

Une nouvelle réforme des collectivités locales sera adoptée dans les mois qui viennent. C’est que la démocratie représentative va mal. Gérard Larcher, président du Sénat, est récemment venu en parler à l’invitation de la Camy.

Pourtant, pas un mot sur l’intervention citoyenne et les dispositifs de démocratie locale qui, ici ou là, démontrent qu’il y a une autre façon de satisfaire à l’intérêt général.

La politique ne peut plus demeurer une sorte de domaine privé, réservé aux élus et à quelques experts qui prennent des décisions sans, voire contre, la population.

Joël Mariojouls (DECIL-Démocratie et Citoyenneté Locales)

19 octobre 2009

Grande braderie de Mantes la Jolie

Sur le site de la librairie La Réserve, on peut lire une étonnante nouvelle:

"Menaces sur le Pavillon Duhamel à Mantes-la-Jolie !

Un projet bien avancé (une délibération est prête pour le prochain conseil municipal) prévoierait la vente de ce magnifique endroit de conférences et de culture en général  pour en faire un restaurant!  Dites-nous qu’on a rêvé !"

Qu'on cauchemarde, oui!ancien-musee-duhamel-mantes-la-jolie.jpg

Ce qui est alarmant, c'est qu'on sait la ville de Mantes la Jolie aux abois sur le plan financier. Une gestion désastreuse a conduit la ville ne plus savoir comment payer ses propres employés. On sait aussi que la Chambre Régionale des Comptes s'intéresse de si près aux finances de la ville qu'elle s'est fait attribuer un bureau à l'Hôtel de Ville.

Voilà donc une solution de trouvée : vendons les bijoux de la couronne pour pouvoir se nourrir. Victor Duhamel, donateur du musée que la ville honora en son temps en lui donnant un boulevard (on n'a pas toujours été géré par des esprits mesquins), doit se retourner dans sa tombe. Sans doute pourra-t-on modifier les plaques signalant le boulevard : Victor Duhamel, donateur du restaurant Tartempion.

Le bâtiment, datant de 1906, a l'architecture un peu lourdement académique de l'époque. Il n'en reste pas moins un monument original, attachant, de la ville. Que la municipalité n'ait pas plus d'imagination pour son avenir que de le noyer sous l'odeur des frites est vraiment accablant.

Gageons que les Mantais sauront s'élever contre une telle gabegie.

FD

08 octobre 2009

Quoi de neuf à la mairie de Mantes la Jolie?

Eh bien pas grand-chose, semble-t-il. Si l'on se fie au dernier conseil municipal, il semble qu'il y ait quelque chose de pourri dans ce royaume. En tout cas ça en a l'odeur. La belle impression de force et d'unité héritée de P. Bédier s'effondre : des adjoints ne votent pas des résolutions. Les conseillers de la majorité eux-mêmes étaient, pour beaucoup, absents, soit physiquement soit mentalement. Le maire lui-même ne semblait qu'à peine croire aux réponses mécaniques qu'il faisait aux questions de l'opposition. Nos deux élus (Joël Mariojouls et Nathalie Coste) sont intervenus avec force et précision, notamment sur le plan de "développement" des écoles. Mais le conseil ne semblait prendre cela très au sérieux, pas plus que les autres interventions de de l'opposition. Difficile de débattre quand on est seul!

Moralité : Tout le monde s'ennuyait et la moitié du public est parti avant la fin. Quand sont venues les questions orales posées par l'opposition, tout le monde était fatigué. Pour se justifier dans l'affaire du malaise des employés communaux, le maire s'est fendu d'un beau discours façon pédégé de France Télécom, "nécessaire modernisation, problème de communication et on accompagnera avec bienveillance ceux qui en ont besoin et blablabla...". Et bien entendu, il a réitéré son lyrique soutien à son ami P. Bédier, qui est innocent (sic!). Ce dernier n'avait pas choisi l'épreuve de force et s'est abstenu d'apparaître physiquement dans la salle du conseil.

Si l'équipe aux commandes à Mantes la Jolie n'y croit plus, l'alternative est une urgence...

 

Mike Deschamps et François Duchamp

16 mai 2009

Conseil municipal de lundi prochain (le 18 mai)

Le prochain conseil municipal de Mantes la Jolie aura lieu lundi 18 à 20h30 :

Ordre du jour 1

Ordre du jour 2

Ordre du jour 3

Si une ou plusieurs questions vous intéressent, nous préparerons ce conseil demain matin à 11h dans notre nouveau local au 40 avenue Franklin Roosevelt (Mantes-la-Jolie) à 11h. Comme ça vous pourrez même rester nous donner un coup de main pour faire un grand ménage... Mais si vous vous sentez peu de courage pour le coup de balai, on vous accueillera avec plaisir quand même.

28 avril 2009

Eco quartier et boule de gomme

Le 2 février à l'issue d'un conseil municipal un peu affolant, on avait signalé qu'un éco-quartier s'était invité à l'extrême dernière ultime minute. Depuis on ne peut pas dire que ce projet ait accaparé l'attention publique. Il vient de refaire surface dans la feuille de Mantes du mois d'avril. 2000 logements coincés entre Mantes et Rosny, vous pensez qu'il y a matière à un remue-méninges de grande ampleur ? Mais noooon, allons donc. C'est tout simple, les spécialistes vont étudier ça. En un tiers de page on vous présente ça, vite fait, bien fait. On va faire comme en Suède, y aura de l'eau partout. Tout juste s'il ne nous font pas le coup de la "Venise du Nord(-Ouest)." Tenez, allez jeter un coup d'œil pour voir, si vous ne l'avez déjà fait (c'est en page 7) : Feuille de Mantes.
Sur le site de la mairie de Rosny, la vie est aussi simple et belle et tranquille : tout ça va être piloté par l'EPAMSA et l'Opération d'Intérêt National, c'est vous dire si on est entre de bonnes mains. On apprend aussi que ça permettra de faire une sortie d'autoroute entre Mantes et Rosny ! Dormez sur vos deux oreilles, habitants du Mantois, on s'occupe de vous.
Peut-on imaginer que l'on se fiche de nous davantage ? A croire que que la politique locale, c'est "bonne nuit les petits." On voit bien que les gens qui cherchent à nous vendre le "concept" comme disent les publicitaires n'y comprennent rien. L'article de la Feuille est même illustré d'une photo de ski nautique, activité hautement écologique. Un éco-quartier est un ensemble extrêmement complexe, comme un éco-système, en fait. Il repose sur une philosophie qui n'est pas juste un peu de déco-éco, mais une réelle manière de redéfinir la vie ensemble en construisant d'autres rapports à l'économie, aux rapports sociaux, aux transports, à l'énergie, etc. Bref, n'ayons pas peur des mots, c'est un projet proprement révolutionnaire, et pas dans un sens publicitaire, comme le dernier gadget "révolutionnaire." De toute évidence, cette révolution-là ne sera pas menée par des équipes municipales qui ne pensent, en gros, qu'à engranger des subventions et créer des projets et de l'activité. Et toute activité est toujours bonne à prendre, éco ou pas éco. Le citoyen et la citoyenne, ils finiront toujours par trouver les photos couleurs sur papier glacé ravissantes. Parce qu'il y aura bien sûr de la concertation. Il y aura "une enquête publique, ce qui permettra d’informer et de consulter la population." Une enquête publique, vous savez ce cahier dans le hall de la mairie et la réunion avec un ingénieur un samedi soir. Et hop. Roulez jeunesse.
Bon maintenant, vous voulez vraiment savoir les enjeux ? Eh bien, un éco-quartier, il y en a bien eu un de prévu (cliquez ici), par des gens qui savent de quoi ils parlent. Il est prévu dans le cadre du projet de ZAC Mantes Université (encore une affaire qui brasse beaucoup d'air, permet à la presse locale et aux communicants de tout poil de faire leurs choux gras, mais qui accouche d'une souris). Mais évidemment, comme ce projet est sérieux et qu'il n'est pas muni de filets à subventions, il a bien du mal à trouver les appuis nécessaires. Il avance doucement, modestement (100 logements au moins, peut-être un peu plus si possible).
Ce qu'ils proposent, c'est "la création d’un éco-quartier dans le Mantois, basé sur des valeurs telles que la coopération, l’entraide, le respect de l’environnement, sans chercher à faire de la promotion immobilière mais à mutualiser nos moyens afin de rendre ce projet accessible au plus grand nombre." Aïe, aïe, aïe... Les gros mots sont lâchés. On voit bien qu'il ne s'agit pas du tout de la même démarche. D'un côté des citoyens se regroupent, réfléchissent ensemble et construisent un projet ; de l'autre, des experts (technocrates et politiques qui n'habiteront jamais là) pensent pour nous, conçoivent pour nous et nous vendent le paquet ficelé. Qui naturellement ne ressemble pas plus à la vraie vie que le supermarché bien connu.
Nous sommes vraiment en présence d'un cas d'école de dysfonctionnement démocratique. Encore une fois, c'est bien à nous de nous réapproprier ce qui est à nous.
François Duchamp

19 mars 2009

Petit retour sur le conseil municipal de Mantes la Jolie

Le conseil de lundi appelle quelques commentaires. En effet, ce n'est pas en lisant le Courrier qui vous aurez des nouvelles de la vie de la cité. On y apprend juste que M. Vialay y "rétablit certaines vérités"; lesquelles, d'ailleurs ? ce n'est pas très clair.
Pourtant le conseil a donné matière à débat. Le premier avait été annoncé : il s'agissait de discuter (ce qui n'est pas si fréquent) de la représentation de la ville au sein de la CAMY. Le maire a procédé à un rappel de l'histoire du District devenu Communauté d'agglomération et rappelé les enjeux d'une sous-représentation des grandes communes (aujourd'hui les deux Mantes représentent 66% de la population communautaire et ont 25% des représentants). Les questions subsidiaires étant : Comment penser l'élargissement ? Quel pertinence de périmètre ? Quel équilibre établir?
Comme l'opposition ne semblait avoir grand-chose à dire, Joël Mariojouls a pris la parole pour donner la position de DECIL. Il a rappelé que l'absence de Limay rend les réflexions sur le périmètre assez vaines. Ville importante et très active de l'agglomération, elle n'est pas tant séparée des deux Mantes par la Seine que par des divergences historiques plus ou moins lointaines. Il est néanmoins totalement illogique d'un point de vue géographique de laisser la rive nord en dehors de d'une communauté dont elle est partie intégrante sur tous les plans, hormis le plan politique. Encore faut-il proposer à Limay autre chose qu'un marché de dupes où la ville n'ait rien à gagner et tout à perdre. A partir de là, il sera possible de réfléchir au périmètre.
Le deuxième point n'est pas le moindre. Quel est le projet de la CAMY ? Force est de constater qu'il n'y en a pas. La maire de Rosny, Françoise Descamps-Crosnier, est chargée de rendre un projet d'agglomération pour fin mars. C'est donc que depuis des années que cette communauté existe, elle navigue à vue et sans politique d'ensemble. Il est grand temps qu'enfin on ait un pilote dans cet avion et qu'il sache où on veut aller.
Le troisième point, c'est bien sûr, quand on saura le périmètre et le contenu du projet communautaire, comment faire ? avec quels moyens ? là encore DECIL a une position claire : il faut de la démocratie et de la citoyenneté! Actuellement la représentation indirecte est très insatisfaisante :chaque commune envoie des représentants qui ne rende de compte qu'à leur conseil municipal. Cela ne favorise pas la transparence. Ne pourrait-on pas profiter des travaux de la commission Balladur et envisager que si les cantons disparaissent on joingne les élections communautaire et les élections régionales et on pourrait ainsi élire des représentant sur scrutin de liste.

Maintenant enfin on peut envisager la question en débat, celle de la représentativité. Mais celle-ci est ut de même bien secondaire comparée aux précédentes. Il apparaît pour DECIL que la proposition Braye de porter le quota d'élus des deux Mantes et Limay (dans le cas où la rive nord rejoindrait la CAMY) à 40% d'élus pour 80% de la population est tout à fait inacceptable. Il n'est pas possible d'avoir au sein de la CAMY une prépondérance des communes rurales par rapport aux communes urbaines, pas plus qu'il ne serait souhaitable que la campagne vive sous la dictature des villes. Un équilibre doit être trouvé, il doit être possible de fabriquer un consensus qui ne lèse personne.
Il reste beaucoup de travail et il n'est pas trop tôt pour s'y engager.

Sur la question du Plan de développement des écoles, notre élu a fortement marqué le coup, car la situation à Mantes est alarmante. Voici l'essentiel de son intervention, qu'avait préparée Nathalie Coste:

* Le plan de développement des écoles a commencé par une fermeture : Moulin, il est accompagné, même si la municipalité n’en est pas responsable par la suppression/transformation de 6 postes RASED sur 19 en ZEP ! contrairement aux annonces officielles « on touchera pas aux ZEP ».
L’un des deux enseignants spécialisés, un maître G, dont le poste est supprimé couvrait dans son réseau Moulin et la fermeture de l’école est une des raisons invoquées pour justifier la suppression du poste RASED.
C’est une logique insupportable de désertion de la rééducation sur le Val Fourré. Outre l’irrespect pour la formation et l’expertise de ces maîtres rééducateurs, leur investissement auprès des familles, c’est au minimum 50 enfants par enseignant, pour qui il a été avéré que l’aide individualisée mise en place cette année n’était pas suffisante qui seront privés à la rentrée prochaine de remédiation à l’échec scolaire, prévention, rééducation comportementale dans les territoires les plus fragiles de notre cité.
Les suppressions en centre ville ne sont pas encore connues
Nous tenons à faire remarquer que si le Maire a envoyé une lettre au ministre se faisant l’écho des inquiétudes des représentants des RASED, il ne les a pas reçus lui-même et n’a pas rendu possible le vote d’une motion du conseil municipal comme cela a été fait à plusieurs endroits en France.
Nous ne souhaitons à aucun parent d’être privé de cet étayage contre l’échec scolaire et les difficultés de comportement dans l’apprentissage pour leur enfant.

* Sur la refonte des périmètres : deux problèmes à évoquer

• Pour Mermoz : la rue Mermoz est déplacée vers Monet, elle a déjà changé de périmètre il y a quelques années. Ce sont des décisions pas très faciles à comprendre pour les familles. Il ne faudrait pas être amenés à la rebasculer dans quelques temps en cas de chute des effectifs à Mermoz. En outre, 2 enfants de l’allée Ronsard habitent en fait la rue Ronsard et ne viendront pas à Mermoz. C’est une erreur à la marge mais nous nous étonnons quand même que lors de la refonte des périmètres de l’école Moulin il ait fallu tout reprendre après réaction des directeurs à la première proposition de la Municipalité puisque la base de données de la Mairie était inexacte. Comment cela se fait-il alors que les directeurs remontent les radiations et inscriptions tous les trimestres ? Pour finir sur Mermoz, le problème majeur reste la surface de la cour, incroyablement impensée au moment de la construction. Bien trop petite. L’étude d’une extension n’est elle pas envisageable ?
• Sur les périmètres en général :
De grosses inquiétudes s’expriment sur Gassicourt or la refonte actuelle ne concerne que le Val Fourré.
- A Uderzo : L’école compte 310 élèves avant livraison des nouveaux logements cet été : une création a été demandée à l’IA , il y a une classe de libre. Les inquiétudes portent sur la rentrée 2010-2011. Il y a nécessité d’anticiper : Selon M Vialay, l’école a été conçue pour pouvoir être agrandie de 3 classes à chaque aile (propos tenus devant le Directeur François Andréolety), donc quand débuteront les travaux ? Quelles dispositions la municipalité va-t-elle prendre face à l’inévitable montée d’effectifs dans les années à venir ? Le Directeur et l’équipe préviennent d’ores et déjà qu’ils n’accepteront pas de laisser s’installer des bâtiments « provisoires » comme aux Clématites (depuis longtemps) ou à Curie.
- A Coubertin : une ouverture est possible en l’état actuel pour la rentrée. Le Directeur regrette n’avoir aucune information sur ce que la mairie compte faire et il envisage lui 3 scénarii :
• ne rien faire et la rentrée sera très tendue
• Adapter le secteur afin de limiter le nombre d’inscriptions sur cette école (d’autant que F Buisson perd des élèves). Decil a déjà signalé cette situation de nécessaire rééquilibrage sur ces écoles
• Aménager une classe dans la perspective d’une ouverture, ce qui suppose des travaux (abattre une cloison notamment)
La moyenne actuelle à Coubertin est de 24, 5 élèves (192 en tout), elle serait à 26 (210) si rien n’est fait. La grille NODER préconise une ouverture de classe dès que la moyenne dépasse 25 et la délibération affirme veiller au « rééquilibrage des effectifs des écoles (qui absorbent les enfants de Moulin, sans toutefois atteindre les capacités maximales d’accueil » Les écoles de Gassicourt ne comprendraient pas que le même soin ne soit apporté dans l’étude des périmètres et nous vous demandons de travailler sur ces établissements.

DECIL

PS J'avais cet hiver dit que nous reviendrions sur les raisons qui peuvent pousser un gouvernement à saborder le système scolaire actuel. Voici un petit diaporama (réalisé par des parents-bravo à eux) qui explique très bien les choses. FD

16 mars 2009

Conseil municipal ce soir

Petit rappel, c'est ce soir qu'a lieu le prochain conseil municipal de Mantes la Jolie. Voir comment fonctionne (ou pas) la démocratie locale, voir et entendre ce qu'on à dire les conseillers municipaux de DECIL, les soutenir dans la tâche ingrate qu'ils accomplissent pour faire avancer les choses dans cette ville, c'est libre et gratuit, à 20h30, entrée par l'entrée des mariages, à l'arrière de la mairie.
En particulier, il sera intéressant de voir ce que le maire aura à dire pour protéger les Mantais qui risquent de perdre leur logement à partir de demain.
Ordre du jour du CM du 16-3-09.pdf
FD

06 février 2009

Gaza au conseil municipal de Mantes la Jolie

Une petite précision quant à la motion GAZA présentée au conseil municipal par Joël Mariojouls et Nathalie Coste. Nos élus avaient déposé le texte suivant pour être débattu:

MOTION GAZA
Conseil municipal du 3février 2009


La Municipalité de Mantes-la-Jolie est indignée par les massacres de Gaza et les crimes de guerres qui ont été commis par l’armée de l’Etat d’Israël.
Parce qu’il s’agit de faire respecter des principes universels, elle s’autorise à appeler l’ensemble des autorités politiques compétentes, nationales et internationales, à travailler au plus vite à la fin du blocus de Gaza, et, plus généralement, à l’arrêt de la colonisation des Territoires palestiniens dans le respect scrupuleux du droit international, bafoué depuis 60 ans.
Elle témoigne de tout son soutien moral au Peuple palestinien en ces temps si difficiles. Et, dès aujourd’hui, 3 février 2009, elle engage une réflexion sur la manière dont elle peut, dans la mesure de ses moyens, aider matériellement, participer économiquement et soutenir socialement la population de Gaza.
Sensibles à l’immense émotion que ces événements ont suscitée, le Maire et l’ensemble du Conseil municipal se réjouissent de la mobilisation des Mantaises et des Mantais et adressent toute leur affection au Peuple palestinien.


Ce texte n'a pas été retenu par le maire, pas plus que celui du PCF qui proposait l'instauration d'une coopération décentralisée. En revanche il a sorti le sien, que nous avons cité dans le compte rendu ci-dessous (02/02/09 - Scandales au conseil municipal de Mantes la Jolie) dont nos deux élus ont vigoureusement dénoncé la faiblesse. Mais qu'ils ont voté, partant du principe que la mairie avait produit quelque chose qui est mieux que... rien.

Pour ce qui est de l'argument que cette question ne serait pas du ressort de la mairie, rappelons que la mairie est une institution politique qui a son autonomie et qui a tout à fait le droit d'exprimer le soutien ou le condamnation de ce qui arrive à d'autres citoyens, ailleurs dans le monde. La mairie a même la possibilité de se lancer dans un programme concret de collaboration ou de coopération avec d'autres villes. Œuvrer à un peu de solidarité, de fraternité, de paix, ce ne serait de la compétence d'une mairie? Allons donc...

02 février 2009

Scandales au conseil municipal de Mantes la Jolie

Scandales au conseil municipal – La SOTREMA est une Société d’économie Mixte qui gère les parkings de la ville. Le maire propose de résilier « pour motifs d’intérêt général » des conventions de Délégation de Service Public à la SOTREMA. Les tenants et les aboutissants de cette décision tiennent aux différends qui règnent entre la CAMY et Mantes la Jolie. Le personnel de la SOTREMA est présent dans la salle et extrêmement inquiet pour son sort : il est clair pour les élus de DECIL comme pour toute l'opposition qu'il faut prendre en compte la situation et ne pas faire un exemple politicien pour cause de désaccord avec la CAMY. La SEM est délégataire de service public et le contrat ne doit pas être brutalement rompu au profit d'une grande entreprise de gestion de parkings bien connue qui est sure de reprendre le contrat. Il ne faut pas faire semblant de ne pas le savoir et de s'en remettre avec une fausse naïveté à "la transparence des appels d'offre".
M. Vialay parle en termes de relation commerciale, client/fournisseur. Il affirme que les emplois ne sont pas mis en danger.
Toute l’opposition réclame que les salariés soient entendus ce que le maire refuse.
Les employés quittent le public en protestant avec virulence. Suivis de toute l’opposition. Depuis le hall des cris fusent, l'émotion est très forte. Les salariés de la SOTREMA savent qu'ils sont les sacrifiés de l'affaire. Sacrifiés et baillonnés.

Cet esclandre montre encore une fois l’attitude politique du maire qui consiste à décider seul sans concertation car le bras de fer qu'il a engagé depuis l'automne avec la SOTREMA n'est pas un dialogue. Il l’a encore montré à propos d’autres sujets ce soir, sur la mise en place d’un développement de l’apprentissage, sur une réduction de la médecine préventive pour les employés municipaux, sur la mise en place de l’aménagement du temps de travail pour ces mêmes employés municipaux ou sur la fermeture de l'école Jean Moulin. Le bouquet, c’est l’introduction d’une 23ème délibération (non prévue à l'ordre du jour) en urgence pour que la ville soit candidate à la création d’un écoquartier ! Prise quelques heures avant le conseil au cours d’une discussion avec la maire de Rosny, cette décision précipitée est invraisemblable. Les associations qui ont déjà effectué un travail très important sur ce sujet sont tout à fait ignorées. La question est complexe, elle concernerait 2000 logements. Quelle impréparation, quel amateurisme !

Nathalie Coste et Joël Mariojouls (avec le reste de l’opposition) reviennent pour la délibération n°22, qui concerne la fermeture de l'école Jean Moulin. Pour Decil, c'est Nathalie Coste qui fait une intervention très étayée, très solide dont je reproduis l'essentiel ci-dessous:

"Un paradoxe saisissant concerne cette délibération : un plan de développement des écoles inauguré par …une fermeture.

La fermeture de l’école Moulin est une décision grave. Elle affecte un des quartiers les plus fragiles de notre ville, marqué par le chômage, l’échec scolaire, la perte du lien social.
Personne ne conteste les diminutions d’effectifs. Pour autant, il demeure de grandes interrogations :

• En premier lieu : pourquoi cette rapidité dans la décision ?
• Comment expliquer la construction d’un parking attenant à l’école, sorti de nulle part, à la demande de personne ?
• Qu’adviendra-t-il du logement de fonction qui vient d’être attribué à la coordonatrice de l’école Jules Verne ?
• Que vont devenir ces locaux pour lesquels 80 000€ de rénovation viennent d’être faits ? Démolition pour le tracé de rues ? Nouvelle affectation pour un autre projet ?
• Le plan ANRU prévoit la construction de logements sur les anciennes tours Ramon (45 logements sociaux) et sur le boulevard Clemenceau (43 logements en accession) que se passera-t-il si cela s’accompagne d’un afflux d’élèves ? On dit aux directeurs et en commission qu’il y aurait en ce cas la construction d’une nouvelle école mais alors pourquoi pas celle-là ?
• Quelle présence civique viendra compenser la perte de l’école ?

Ces questions génèrent des craintes

• l’un des arguments avancés repose sur l’absence d’une maternelle attenante à Moulin qui ne forme pas, du coup, « un groupe scolaire ». Nous craignons fortement que cela ne plaide en faveur d’une adaptation anticipée à la mise en place des EPEP (Etablissements Publics d’Enseignement Primaires), rejetés majoritairement par tous les partenaires de l’école dans le Conseil Supérieur de l’Education, sauf le Medef. Ces super-écoles correspondent non seulement à une logique de mutualisation des moyens (donc d’économie d’échelle) mais aussi à une restructuration administrative fondamentale qui placera les écoles sous la coupe des élus et d’une hiérarchie recrutée à l’extérieur de l’école.
Au delà, toutes les études sérieuses ont montré que les grandes structures fonctionnent mal sur des tissus sociaux fragiles. Il n’est pas sérieux de penser que l’on fabrique de la réussite scolaire dans des établissements aux dimensions trop grandes. Il y a d’ailleurs une cohérence de ce point de vue avec l’entreprise de fusion entre les lycées Saint-Exupéry et Rostand, contestée fortement aussi.

• Tous craignent de voir Sevigné et Verne (des écoles qui fonctionnent bine mais restent fragiles) crouler sous des effectifs trop importants.

Plutôt que la fermeture de l’école, d’autres projets auraient été envisageables :

• Une fermeture de classe aurait suffi à faire remonter la moyenne de l’école Moulin dans les effectifs classiques de la ZEP : soit 23.
• Il y a bien des dérogations nombreuses pour quitter J. Moulin, mais l’implantation des quelques classes de maternelle aurait pu enrayer cela.
• Faire venir des enfants extérieurs au quartier immédiatement riverain ?
• Le redécoupage des périmètres est une nécessité vitale aujourd’hui. Repenser un plan d’ensemble pour soulager de grosses écoles et en rééquilibrer d’autres aurait pu être réalisé en préalable à une fermeture ;

Encore une fois, il aurait fallu réfléchir et organiser la concertation plutôt que d’imposer une solution d’en haut.
"

Faisant suite à des demandes écrites de Decil et de l’élu du PCF, le maire propose l’ajout exceptionnel d’une délibération n° 24 (non prévue, elle non plus, à l'ordre du jour) sur la situation en Palestine. En voici la teneur:

"Le conseil municipal décide
- de former des vœux solennels pour le rétablissement durable de la paix et l'engagement sans délai du dialogue entre les états et les peuples.
- de soutenir les actions humanitaires en faveur de toutes les victimes de ce conflit en accompagnant la démarche de la Ligue de l'Enseignement consacrant la quête de la Quinzaine de l'Ecole Publique, du 4 au 19 mai prochain, dans toutes les communes des Yvelines, au financement des projets de reconstruction des écoles laïques détruites lors du conflit à Gaza.
-d'inviter les élus des autes départements à soutenir les initiatives de la Ligue de l'Enseignement en faveur de la paix au Proche Orient.
"

Joël Mariojouls déplore la mollesse de cette proposition (qui vaut, certes, mieux que rien). Elle est tout de même d'une tièdeur condamnable en particulier parce qu’elle s’abrite derrière l’action de l’Union Européenne dont la nullité est proprement affligeante et parce qu'elle ne prend ps en compte les demandes d'actions concrètes que formulent tant de Mantais dans ou hors des associations. Ce qui n’empêche pas les élus de DECIL de voter pour cette délibération-croupion. On peut tout de même se réjouir que le maire de MLJ finisse par prendre une décision qui tienne compte d’une demande de l’opposition, fortement soutenue par une partie non négligeable de la population.

En tout cas, déni de démocratie, pratiques de sourds et conseillers godillots, la majorité ne sort encore pas grandie de ces désaccords.

François Duchamp

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