29.10.2009
Divisions à gauche ?
Le Courrier de Mantes présente le collectif pour la défense de l'école à Mantes la Jolie dans son édition de mercredi dernier. Faisant état de la démarche de M. Jammet qui affiche les mêmes objectifs, l'article de C. Évain termine sur une question, lancinante, qui est une critique à peine voilée et que l'on a déjà entendue mille fois dans la bouche des électeurs et de nos sympathisants : "Si le fond de cette lutte se situe bien loin des querelles politiciennes, une seule et même démarche ne serait-elle pas plus prolifique ?"
Hélas, la réponse est très simple : "si !" Et pourtant, une seule et même démarche n'est pas possible actuellement et personne ne le regrette autant que nous. La question semble pourtant tellement légitime. Qu'est-ce qui coince ? Décil a été créée pour remettre entre les mains des citoyens des questions que la professionnalisation de la politique a rendues lointaines et inaccessibles. La politique locale ne doit plus être confisquée par des élites auto-proclamées.
Cela veut concrètement dire que nous ne refusons de nous contenter de l'agitation périodique des campagnes électorales en oubliant les citoyens et leurs problèmes le reste du temps. Ou de manipuler le champ politico-médiatique pour notre seul profit. C'est forts de ces convictions démocratiques que nous menons avec Nathalie Coste une action auprès des écoles depuis de nombreux mois déjà. La question de l'école appartient aux parents d'élèves, usagers de l'école, aux enseignants, acteurs, et aux citoyens en général. Et c'est aux structures politiques d'être à leur service.
La différence n'est pas superficielle ou accidentelle. Pour qu'"une seule et même démarche" soit possible, il faudrait que tout le monde "se situe bien loin des querelles politiciennes", ce qui est loin d'être le cas.
20:44 Publié dans Elections locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecoles, plan, développement, groupes scolaires
29.06.2009
Pendant ce temps-là, au Mantelajolistan...
Résumé des épisodes précédents : Ce soir-là, notre héros, le jeune Démocratix, arriva au Mantelajolistan
Cette bourgade aux mœurs exotiques pittoresques venait d’élire son vizir au califat général. Le prédécesseur avait dû laisser sa place car il avait malencontreusement contracté une fièvre prévaricateuse, due au virus H78pleinles pochesN1 qui l’avait forcé à laisser sa place. Le pauvre homme n’y pouvait rien et ce mal implacable et tenace l’avait terrassé non sans qu’il eût résisté avec un courage et une détermination de lion blessé.
Mais comme le Mantelajolistan était un pays avancé, il fut procédé à des élections en bonne due forme : plusieurs candidats se présentèrent, la plupart portant la moustache afin d’honorer celle du vizir. Seuls un jeune candidat irrévérencieux et une femme avaient eu l’insolence d’être tout à fait glabres. La stratégie que le vizir élabora avec ses conseillers fut tout à fait remarquable. Il déclara :
– Le Mantelajolistan est corrompu, beaucoup ne peuvent pas se loger décemment, l’emploi fout le camp à grande vitesse, l’eau du robinet est imbuvable et hors de prix et nos écoles dépérissent : CONTINUONS !
Le jour dit, les Mantelajolistanais allèrent à la pêche ou rendre visite au roi Merlin car toutes ces histoires ne leur semblaient pas dégager une odeur très recommandable et ils désespéraient de mettre au pouvoir des gens qui les représentent tous de façon juste et honnête. Et encore, sur la poignée d’électeurs qui se déplaça, nombreux furent ceux qui cédèrent à diverses pressions plus ou moins explicites de leur clan :
– Si tu vas pas voter pour le vizir, sept ans de malheurs vont s’abattre sur ta tête, ta sœur va sûrement perdre son boulot, t’auras jamais ton appart’, le grand shaman va être en rogne contre toi et ta famille, ton association des caroutainiers ambigrinches à la retraite n’aura plus de subventions … (rayer les mentions inutiles).
Ainsi la noria des gentils organisateurs amena tout le jour les électeurs qu’on avait arraché à leur télé en leur rappelant soigneusement le nom du vizir pour qu’il n’y ait pas d’erreur. Certains de ces électeurs, voulant bien faire mais peu familiarisés avec les processus démocratiques, prenaient tout un paquet de bulletins au nom du vizir pour les déposer directement dans l’urne. D'autres à qui on avait demandé de prendre plusieurs bulletins ne savaient plus lequel était le bon. Toute cette bonne volonté naïve était touchante à voir, bien qu’il fallût leur expliquer les règles de l’isoloir et les vertus de la carte d’électeur.
Seuls quelques ahuris et benêts s’opposaient au vizir et s’obstinaient à affirmer qu’on pouvait organiser la vie autrement et que la république et le peuple du Mantelajolistan méritaient qu’on les prennent en considération sérieusement. Ils prétendaient même que les Mantelajolistanais pouvaient s’organiser collectivement, solidairement et avoir leur mot à dire dans la gestion du pays. Pendant ce temps-là, le futur calife général rigolait doucement, persuadé qu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, il s’employait à flatter les uns et les autres de promesses qui, comme le proverbe bantou le dit si bien, « n’engagent que ce ceux qui les croient ».
Ce soir-là, le chef-lieu du Mantelajolistan, bourgade située dans le far-ouest du pays acclamait son nouveau calife avec un enthousiasme réjouissant. L’ancien, dont le mal n’avait pas entamé le volontarisme, accompagnait son dauphin, non sans avoir fait placarder, pour le plus grand bonheur de son peuple, son portrait dans tout le bourg. Mieux encore, il avait confié à la discrète califette, son épouse, le soin de seconder le vizir candidat au califat général afin que le peuple un peu ignorant et peu éclairé, puisse reconnaître immédiatement la succession. Et le peuple ne s’y était donc pas trompé : sa liesse lorsque les résultats furent connus fut quasiment unanime. Le nouveau vizir, très ému de ce témoignage d’amour de son peuple, en eut les larmes aux yeux lorsqu’il se présenta à lui.
Le jeune Démocratix fut troublé de voir ce colosse débonnaire qui se sacrifiait pour son peuple et lui accordait tant de bienfaits. Il se demandait même s’il n’était pas arrivé au pays de cocagne, quand une voix qui semblait avoir lu dans ses pensées se fit entendre derrière lui :
– … non, tu es arrivé au pays qui cogne, mon petit.
C’est ainsi que notre héros fit la connaissance d’un Mantelajolistanais peu ordinaire, Super-Mario.
(suite au prochain numéro)
François Duchamp
(Ce petit conte est bien sûr une fantaisie et toute ressemblance avec des événements réels ne pourrait être que le résultat fortuit d’une stupéfiante coïncidence)
01:40 Publié dans Elections locales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.06.2009
Communiqué de DECIL : Cantonales partielles de juin 2009
M.Vialay presque 60 %, G.Quévarec à peine 40%... Sale temps sur Mantes la Jolie.
Communiqué de presse
Le 21 mai 2009, au lendemain de la confirmation de l'inéligibilité de Pierre Bédier par la Cour de Cassation, DECIL appelait à une candidature de rassemblement à gauche du PS. Celle-ci s'est réalisée à travers Joël Jégouzo et Nathalie Coste. Au premier tour du 21 juin 2009, cette candidature a obtenu 9,95% des voix.
DECIL prend acte des résultats du second tour de cette cantonale partielle et regrette profondément la victoire du représentant de l'UMP.
Dans ce triste contexte, DECIL poursuit son combat contre la droite municipale et demande à Michel Vialay, maire de Mantes-la-Jolie la constitution d'un groupe DECIL au Conseil municipal.
Pour DECIL, Joël Mariojouls
22:59 Publié dans Elections locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, cantonales, mantes-la-jolie, 2nd tour, communiqué de presse, décil
Résultats des élections cantonales partielles du 28 juin 2009
22:57 Publié dans Elections locales | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cantonales, mantes-la-jolie, 2nd tour, vialay
27.06.2009
Sale temps sur la dalle...
04:35 Publié dans Elections locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bédier, val fourré, cantonale, deuxième tour
25.06.2009
De quoi Vialay est-il le nom ?
Dimanche se joue l'élection où les Mantais choisiront le successeur de Pierre Bédier qui n'est pas seulement condamné à six d'inéligibilité mais mais aussi, on sent que ça dérange car on ne le mentionne guère, à 18 mois de prison avec sursis et 25 000€ d'amende pour des actes de corruption.
Son dauphin nous propose de poursuivre dans la même voie. "Continuons" tonitrue-t-il. Faut-il que les Mantais soient bien inquiets pour ne pas oser lui dire d'aller voir ailleurs si on y est.
Dans un petit tract d'un bleu roi du meilleur goût, il nous exhorte à voter pour lui (et l'épouse du corrompu, car l'estampille Bédier ne peut pas disparaître de Mantes), "pour la défense des intérêts de Mantes-la-Jolie, sans esprit paritsan". J'avoue qu'il m'est difficile de ne pas relever une baliverne pareille. Bobard énorme, en fait.
Certes, le sigle de l'UMP a disparu des affiches et tracts. P. Bédier nous a habitués à cela. On ravive ainsi le vieux mythe gaullien (mytho, diraient les jeunes) qui veut que la droite n'est pas partisane, qu'elle n'est pas idéologique, qu'elle est juste réaliste, objective, voire neutre. Qu'elle oeuvre pour le bien public, notion assez frauduleuse, mais j'y reviendrai. Quand on connaît le clientélisme de cette équipe, la manière dont certains s'attachent des affidés en distribuant des pseudo privilèges qui ne sont guère que des droits que les intéressés devraient faire valoir sans contrepartie, on trouve la potion bien amère. Car ces pratiques, très discrètes, obéissent bien à une logique conservatrice que l'équipe en place met en oeuvre avec constance : souci de décourager le collectif, de valoriser l'individu et sa seule réussite personnelle, concurrence soigneusement organisée au profit des puissants, bref un conservatisme empreint de libéralisme, une politique de notable de province modernisée à la sauce mondialisée. Tout cela noyé dans une apparente bonhomie de façade rassurante pour le citoyen qui voit ça de loin.
Et qui croit qu'on défend ses intérêts. Autre erreur, car le maire nous le dit, il veut défendre les intérêts de Mantes-la-Jolie. Comme si, poursuivons le mythe, Mantes-la-Jolie était une et indivisible, vaste consensus à 42 000 voix. Comme s'il n'y avait pas des intérêts divergents et contradictoires à Mantes, comme ailleurs, qui recquièrent concertation et débat. Comme si l'exercice de la démocratie n'était pas quelque chose de fragile et complexe à remettre en oeuvre tous les jours.
Non, la droite bleu marine qui n'aime pas dire son nom préfère prendre les Mantais pour des simplets et les rassurer avec des contes pour enfants, de jolis trottoirs et des programmes immobiliers foireux mais qui en jettent.
De toute façon, le seul argument que le candidat bleu fasse valoir c'est qu'il est indispensable d'être de droite pour avoir des subventions du Conseil Général. On voit par là le souci des principes démocratiques et de "l'intérêt général" de l'équipe en place et du tristement célèbre système Bédier.
Il ne tient qu'aux électeurs d'aller voter dimanche et de dire
TOURNONS LA PAGE !
F. Duchamp
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23.06.2009
On continue !

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21.06.2009
Résultats Elections cantonales partielles du 21 juin
21:53 Publié dans Elections locales | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20.06.2009
Les authentiques véritables vrais enjeux de la campagne électorale cantonale
19:27 Publié dans Elections locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2009
Ce soir grand meeting de fin de campagne


12:10 Publié dans Elections locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











